Historique

En 1970, les toutes nouvelles associations de basket et de  gymnastique (créées en 1966 et 1967) connaissent des difficultés financières.

Mme Michenaud, présidente du basket et M. Jean Guilbaud, « bombardé président de la Gymnastique » (pour employer ses propres termes), cherchent une solution à leurs problèmes. En rassemblant leurs forces, bien faibles à l’époque, ils espèrent regonfler les finances des 2 associations pour qu’elles puissent trouver la vitalité nécessaire et faire face aux nouvelles demandes d’inscription.

Les avis sont très variés sur le type d’actions à envisager pour renflouer les caisses, et les bureaux respectifs des 2 associations rejettent les solutions comme l’organisation d’un bal, le concours de belote, ou tout abandonner, pour opter vers une solution plus culturelle : relancer le théâtre.

En effet, le théâtre existait déjà à Chavagnes-en-Paillers depuis de nombreuses années et il s’était arrêté vers 1955  probablement avec l’apparition du cinéma paroissial et de la télévision.

Les  présidents de la gymnastique et du basket étaient tous les deux passionnés par ce genre d’activité. Après avoir contacté quelques anciens acteurs et avoir obtenu le soutien moral du curé de la paroisse (propriétaire de la salle à l’époque), ils se lancent en 1970 pour présenter en mars 1971  « Caviar ou lentilles ». Le succès est venu rapidement, les spectateurs sont assidus et de plus en plus nombreux. Aujourd’hui, la troupe est toujours là : les acteurs se renouvelent au fur et à mesure des besoins.

En 2010, ce sont quarante années sans interruption, quarante pièces différentes jouées sur la scène de Chavagnes, 103 acteurs montés sur les planches. La majeure partie des recettes va toujours à deux associations chavagnaises : la gymnastique et le foyer des jeunes qui assurent les entrées, le placement dans la salle, le bar, le nettoyage de la salle et apportent un grand soutien aux membres de la troupe.

L’actuelle salle de théâtre a été construite par la famille Rousselot au XIXème siècle, entre 1830 et 1850, en même temps que le Logis (qui deviendra plus tard la maison de l’école Saint Joseph). C’était en fait des dépendances, la partie scène était utilisée comme logement par les domestiques. 

Puis les propriétaires se sont succédés. Maison et dépendances sont devenues le logis des 4 moineaux. Qui étaient les quatre moineaux ? On ne le sait pas. Des artisans chavagnais ? Probablement. Spéculateurs ? Peu importe. Le terme « moineaux » évoquant des personnages familiers, un tantinet chahuteurs et bohèmes, cadrait bien avec notre esprit d’acteurs. La troupe prit le nom de « Théâtre des quatre moineaux ». 

Une femme appelée « la Possédée » logea dans la partie scène après la première guerre mondiale. D’aucuns vont s’imaginer que plane et rôde encore dans les recoins humides et ténébreux de l’arrière scène et dans le grenier et que sont esprit hante les acteurs les soirs de représentations ! 

Cette femme était en fait, avec son mari, locataire du Père Martin dont la famille avait l’acquisition de la salle au début du XXème siècle. Lorsqu’il voulut fonder ses missions, le père Martin vendit la bâtiment à la paroisse.